Cas particuliers
Tourisme et sport : Certaines formes de tourisme de type « sport-nature » ou impliquant certaines activités pratiquées dans la nature (moto-verte, canyoning, escalade, canoe-kayak, Deltaplane, camping sauvage, etc.) peuvent avoir des impacts significatifs par exemple sur les oiseaux nicheurs ou la reproduction des poissons, des animaux des berges et lisières massivement fréquentées par les touristes, etc.
Le tourisme littoral pose des problèmes particuliers avec la plaisance, la plongée sous-marine, la pêche (halieutique) et des afflux souvent massifs et saisonniers de touristes.
Le tourisme rural pose des problèmes particuliers, dans des zones ou le foncier est essentiellement privé, et où les animaux domestiques ou les cultures peuvent parfois souffrir de la fréquentation de touristes non formés à la connaissance et au respect de ces éléments de la vie rurale.
Tourisme et chasse. Ces deux pratiques sont souvent source de heurts, et de difficultés en matière de gestion de la sécurité, notamment concernant les promenades en forêt ou en périphérie de forêt en fin d’été et en automne au moment de la chasse.
Le tourisme hivernal avec les sports d’hiver peut aussi générer des impacts environnementaux importants via l’urbanisme touristique, la consommation d’espace, le déboisement pour la création de pistes, le détournement de ressources en eau, par exemple pour alimenter les canons à neige, etc.
Enfin, le tourisme implique des déplacements motorisés de plus en plus fréquents, et en particulier en automobile (dont 4×4) et avion, deux moyens de transports qui sont parmi les plus polluants. Le tourisme “classique” augmente la demande en infrastructure et en particulier en parkings, routes et autoroutes dont l’impact en terme de fragmentation écologique ne cesse de croitre, et dont l’impact en terme de roadkill semble pouvoir être très exacerbé par le tourisme. Le tourisme durable cherche à valoriser des transports plus sobres, l’usage du train et du vélo en particulier. Il cherche aussi à valoriser les produits locaux et limiter les infrastructures à fort impact environnemental.