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Principes et critères


L’association des principes de l’écotourisme avec ceux du développement durable (et donc de la conservation de la nature) rencontre les faveurs de nombreux organismes internationaux (ONU, ONG, Gouvernements et leurs agences..). Il doit pour ces derniers satisfaire à plusieurs critères, tels que  :



La « conservation Â», nécessaire à la préservation de la biodiversité et de ses fonction… à travers la protection, voire la restauration des écosystèmes. L’opérateur touristique devrait justifier de l’absence d’efforts de conservation quand de tels efforts n’existent pas ;

Éduquer des voyageurs sur l’importance de la conservation ;

Respecter de la diversité culturelle et ses liens à l’environnement ;

Minimiser les impacts négatifs sur la nature et la culture que pourrait endommager une activité touristique (incluant le voyage pour l’accès à la destination) ;

L’écoresponsabilité du voyagiste doit être mise en avant par des évaluations basées sur des preuves, principes et critères clairs et transparents. Ce dernier doit travailler coopérativement avec les autorités et populations locales pour que l’activité écotouristique apporte un double bénéfice, une réponse aux besoins locaux de développement et aux besoins de conservation de la nature.

revenus et autres bénéfices directs pour les populations de l’aire concernées et pour celles qui en sont riveraines, et pour la la protection, gestion, restauration, conservation et surveillance de la nature et des zones protégées (incluant aires marines protégées inclues dans la zone de projet ou en aval de cette zone le cas échéant);

développer très en amont la planification territoriale du tourisme pour en limiter et/ou compenser les impacts négatifs, et les adapter au mieux aux caractéristiques des régions naturelles et des habitats visités, si possible avant d’y lancer le tourisme, en épargnant les zones trop vulnérables (coeur d’habitat, réserve intégrale, sanctuaires de nature..), et corriger ces plans en fonction des retours d’expérience et évaluation des impacts du tourisme.

vérifier que la pression de l’écotourisme soit toujours inférieures aux limites naturelles et aux changements acceptables socialement pour la population autochtone et locale, avec des seuils à déterminer en amont par des chercheurs, avec la population.

Les principes et critères généraux du développement durable doivent être respectés par l’écotourisme, incluant la constitution ou l’utilisation d’infrastructures (accueil, routes, pirogues et autres moyens de transport..) de haute qualité environnementale (HQE) et un usage minimal et compensé des ressources fossiles ou pas, peu, difficilement ou coûteusement renouvelables, (naturelles ou fossiles)

l’encouragement du développement durable, en fournissant des emplois aux populations locales et autochtones.

le partage des bénéfices socio-économiques et socio-culturels avec les communautés locales, en obtenant leur plein accord et accord éclairé, pour une participation à l’activité écotouristique et à la gestion de ses impacts.


Pour de nombreux pays, l’écotourisme n’est plus préconisé comme une activité marginale destinée à financer la protection de l’environnement mais parce qu’il y est devenu un secteur moteur d’une économie nationale, et un moyen de générer des revenus. Par exemple, dans des pays tels que le Kenya, l’Équateur, le Népal, le Costa Rica et Madagascar, l’écotourisme est devenu la principale source de devises.

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